Les Sonates et Partitas Pour Violon Seule de J. S. Bach, BWV 1001-1006, arrangées pour Saxophone Seule par Paul Wehage

Ces six oeuvres forment une série intiale d’oeuvres pour instrument solo qui ont été suivies par les Six Suites pour Violoncelle, BWV 1007-1012 et la Partita pour Flûte Seule, BWV 1013. Toutes ces oeuvres ont été composées pendant la période Cöthen, ville où Bach a servi le Prince Léopold d’Anhalt-Cöthen comme Violon-solo dans l’orchestre de la Cour du Prince. Cöthen était une ville de prédominance Calviniste et la musique sacrée dans les églises de cette ville se limitait aux psaumes sans accompagniment. La musique de Bach de cette période est donc plutôt instrumentale, avec une influence surprennante de la musique inspirée par les danses de cour.

L’appointment de Bach à la cour de Léopold date de 1717, mais les sources manuscrites pour cette œuvre (à la main de Bach lui-même) date de 1720. Il est probable que ces pièces ont été composées pour un des amis de Bach : le violoniste Johan Georg Pisendel (lui-même un ancien élève de Vivaldi) qui a visité le cour de Cöthen en 1719 où Pisendal a probablement interpreté un nombre de ces oeuvres. De toute façon, Bach était lui-même un violiniste assez virtuose pour aborder ces œuvres.

La page titre du manuscrit de 1720 appelle toutes ces oeuvres « Partita », mais il est usuel d’appeler les oeuvres impaires « Sonate », car elles utilisent la forme en quatre mouvements de la « Sonate de A Chiesa » ou « Sonate d’Eglise » (lent-vif-lent-vif). La deuxième mouvement de chaque sonate est une fugue.

Ces fugues demande beaucoup d’attention à la contrepoint pour souligner la strucutre. La necessité d’imaginer la mouvement de chaque voix à travers les accords brisés du saxophone monophique demande un peu de travail, mais c’est cette comprehension qui donne la forme de chaque fugue. Pour donner l’impression des voix independantes, des tempi relativement rapides sont ncessaires pour créer cette illusion, mais les tempi ne devront pas être aussi rapides que leur caracteur soit faussée, surtout dans la mystérieuse fugue en do mineur.

Les oeuvres paires sont des véritables « Partitas » qui utilisent les danses de cour comme leur inspiration. Dans la première partita, chaque mouvement est suivie par un « double » ou « variation » sur la mouvement initiale. Les « doubles » sont généralement un peu plus brilliante et devraient être un peu plus vite que les mouvements initiale.

La grande Chaconne (ou « Ciaccona », la terme utilisée dans le manuscrit de Bach) termine la troisième Partita. Un tempo très regulier est necessaire pour souligner la repetition de la même progression harmonique qui structure l’œuvre entière. Les accordes brisés pendant la première partie en mineur ont été réalisés utilisant mon propre interpretation de l’œuvre, mais les variations de vitesse sont possible selon les gouts de l’intérprète. Les oeuvres sont dans les tonalités d’origine.

Cette transcription demande une aissance du registre suraïgu (jusqu’au contre Mi). Les additions d’articulations, dynamiques etc sont mimines pour garder la plus grande flexibilité pour les interprètes

C’est mon espoir que ces arrangements vont permettre aux saxophonistes d’approacher ces monuments de la musique occidentale.

Paul Wehage

Lagny-sur-Marne

12 décembre, 2005


 

Disponible Chez Musik Fabrik

 

The Six Solo Sonatas and Partitas (Violin), BWV 1001-1006 by J. S. Bach, arranged for Solo Saxophone by Paul Wehage/ Les Six Sonates et Partitas (Violon) BWV 1001-1006 adapté pour Saxophone Seul par Paul Wehage 22€95