Orchestration: 2·1·EH·2·2 / 2·2·0·0 / Timp / 1 Perc / Hp / Strings (min. 12·10·8·6·4)
Context: Movement 1 of a five-movement ballet suite Tristan et Yseult (2012). Movements 2–5 (Danse de divertissement, Tristan seul, Tristan fou, Final en Bretagne) available separately from the composer. Total suite duration: 18 minutes.
Duration: approx. 4'30"
Completed and orchestrated by: Robert Orledge
- Première: 27 March 2015 · St David's Hall, Cardiff · Conducted by Mark Eager · Paris: City of Light Festival
- Recording: City of Light: New Discoveries CD · Prima Facie New Series PFNS 005
Robert Orledge on the Prélude à l’Histoire de Tristan
Debussy's friendship with the versatile poet and playwright Gabriel Mourey began in 1899, and in July 1907 Mourey offered Debussy a libretto based on Le roman de Tristan — Joseph Bédier's adaptation of a twelfth-century Breton romance by the Anglo-Norman poet known as Thomas — which had recently been published in Paris. Debussy enthusiastically outlined the four-act plot to Victor Segalen that October. The main differences from Wagner's Tristan und Isolde are that none of the action takes place in Cornwall, and that 'Isolde of the white hands' is found guilty of betraying King Marc with Tristan, who has to rescue her from the leper colony in which she is abandoned in Act I. She also betrays him when he goes mad at the end.
The idea of a Tristan that restored its 'legendary character' and had no connections with Wagner appealed to Debussy, who was extremely moved by the circumstances of Tristan's death. Even if he thought that Mourey's poetry was "not very lyrical and many passages do not exactly 'invite' music", he did work on the libretto and the music that summer and sent his publisher Jacques Durand "one of the 363 themes for the Roman de Tristan" in a letter sent from Pourville on 23 August 1907. The present prelude grows from this theme, together with the poignant Breton folksong Le Faucon. After a short atmospheric introduction, Debussy's dance-like theme (which is definitely not a leitmotif) gradually gains momentum and after it reaches its ecstatic climax, representing the transient happiness of the lovers, it dissolves into an expressive coda and an elegiac close (all growing from Debussy's opening, off-stage trumpet calls), leaving us with the ultimate tragedy of their ill-fated love.
Unfortunately, Mourey's actual libretto has been lost and the project eventually foundered because Bédier's cousin, Louis Artus, wanted Debussy to use the scenario he had prepared and registered for the stage, and would not allow him to proceed with Mourey's version. Debussy, it need hardly be said, would never have dreamed of collaborating with the author of the vaudeville hit La Culotte!
— Robert Orledge
L'amitié de Debussy avec le poète et auteur dramatique Gabriel Mourey a commencé en 1899, et en juillet 1907, Mourey proposa à Debussy un livret inspiré du Roman de Tristan — l'adaptation par Joseph Bédier d'une romance bretonne du XIIe siècle due au poète anglo-normand connu sous le nom de Thomas — dont l'édition de Bédier venait d'être publiée à Paris. Debussy dévoila avec enthousiasme l'argument d'un opéra en quatre actes à Victor Segalen en octobre 1907. Les différences principales entre l'opéra Tristan und Isolde de Wagner et l'argument de Mourey sont que le lieu d'action n'est pas la Cornouailles, et qu'Iseut aux blanches mains est jugée coupable d'avoir trahi le roi Marc avec Tristan, que ce dernier doit ensuite enlever de la léproserie dans laquelle elle est abandonnée dans le premier acte. Elle trahit également Tristan quand il devient fou à la fin.
Debussy était surtout attiré par l'idée d'un Tristan qui retrouve son caractère « légendaire » et qui n'a aucun lien avec Wagner. Il a été surtout ému par les circonstances de la mort de Tristan. Même si Debussy a trouvé que la poésie de Mourey n'était « pas très lyrique et que certains passages n'invitent pas exactement la musique », il a travaillé sur le livret et la musique pendant cet été et a envoyé à son éditeur Jacques Durand « un des 363 thèmes pour le Roman de Tristan » dans une lettre envoyée de Pourville le 23 août 1907. Le présent prélude utilise ce thème, couplé avec l'émouvante chanson folklorique bretonne Le Faucon. Après une courte introduction atmosphérique, le thème dansant de Debussy (qui n'est en aucun sens un leitmotiv) prend progressivement de l'élan, et après une culmination extatique évoquant le bonheur éphémère des amants, la musique se fond dans une coda expressive et une fin élégiaque (toutes deux découlant des appels de la trompette hors-scène du début), nous laissant face au destin tragique de ces amants malheureux.
Malheureusement, le livret que Mourey a proposé à Debussy est perdu et le projet n'a pas abouti, parce que le cousin de Bédier, Louis Artus, a voulu que Debussy utilise un scénario qu'il avait préparé et déposé pour la scène. Artus n'a pas voulu donner la permission d'utiliser le livret de Mourey, et Debussy n'aurait jamais accepté de collaborer avec l'auteur du succès de boulevard La Culotte !
— Robert Orledge
What the Critics Said
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This version is included in the Debussy Inconnu Vol. 1 piano score (mfcd017a, 29,95 €), recorded by Nicolas Horvath on Grand Piano GP822.